Vendredi 14 novembre 2008
Par ce bel après midi ensoleillé, le vent était frais, très frais, limite glacial. Il en fallait beaucoup plus pour décourager la trentaine d’adhérents venus
s’informer sur la taille des fruitiers.
Notre formateur bénévole du jour : Monsieur Jean-Marie Guillebaert, passionné par son sujet, a
commencé par une petite partie théorique sur les différents porte greffes, la façon de faire un nœud non coulissant, les erreurs à éviter, etc.…..
Puis ce fut la pratique sur le terrain. Jean Marie a su captiver son auditoire !
Ce que nous avons retenu : Il faut tailler en fonction de l’arbre, limiter la taille, ne jamais couper le bois de l’année, offrir à l’arbre de la lumière en son centre, lui aménager une
branche leader pour grandir, favoriser l’arcure naturelle pour la mise à fruit, pour limiter sa croissance : toujours tailler après les bourgeons, ainsi la sève va nourrir les fruits et non
faire du bois.
Nous remercions particulièrement Monsieur et Madame Rousseau, ainsi que Monsieur et Madame Beulque de leur accueil. Chez ces derniers s’est déroulés
la deuxième partie de l’apprentissage de taille sur les jeunes et moins jeunes fruitiers.
Merci encore à Monsieur Jean Marie Guillebaert pour son enthousiasme communicatif.
Merci à tous ceux qui étaient
présents ! pour ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre un article sur le sujet va suivre certainement.
Juliette et Bernard Taverniers qui possèdent un superbe jardin prénommé "leJardindesFées" à St Sylvestre Capelle nous ont invité à découvrir et à participer à la mise en oeuvre de torchis sur leur chantier de
contrustion d'une grange flamande à l'ancienne.
Trois ateliers nous ont été proposés de façon à
avoir un aperçu assez complet de la technique du torchis : tressage, bourre, enduit.
Le soleil était au rendez-vous !
Après quelques explications, le chantier a démarré par du tressage en noisetier, celui-ci servant d'ossature pour le torchis.
Après un pique-nique convivial, le plus dur du chantier a démarré : mélange du torchis dans une baignoire, selon la recette du maître "torcheur" : trois volumes de glaise que l'on aura laissé
précédemment tremper dans l'eau, un volume de chaux (selon les cas, pour la bourre : deux tiers de chaux hydraulique et un tiers de chaux aérienne, l'inverse pour les enduits). On ajoute ensuite la
paille et on malaxe le tous "comme on peut" avec ses pieds, ses mains... Le travail d'artiste commence enfin !
On façonne des "torches", genre de boudins de torchis que l'on insère entre le tressage.
Dernier atelier : l'enduit.
Le torchis étant sec (un certain temps après), on applique l'enduit par un "lancé projeté" et souvent éclaboussé, de boulettes de torchis à base de paillettes de lin à la place de la paille, puis
on lisse avec une truelle flamande (très longue).
La journée s'est achevée autour d'un goûter bien mérité, quelques histoires et musique de Dominique et
Juliette....