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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 05:40

L’association a proposé le samedi 27 juin 2015 une sortie nature pour apprendre à reconnaître, cueillir et préparer les plantes sauvages comestibles les plus communes de notre région.

A la découverte des plantes sauvages comestibles

Pas besoin d’aller bien loin, une balade guidée par Frédérique Chiloup Rey,sur le chemin partant de l’église Saint Vincent jusqu’à la passerelle et le long de la Lys a suffit pour découvrir et détailler une vingtaine de plantes sauvages ayant des vertus médicinales et culinaires intéressantes. Les participants ont également appris que la plupart de ces 'mauvaises herbes' comestibles possèdent un grand intérêt nutritif car elles sont riches en vitamines, minéraux et protéines.

A la découverte des plantes sauvages comestibles

Tout ce qui est naturel n’étant pas inoffensif, notre accompagnatrice a insisté sur les quelques règles de prudence à observer :

  • Ne consommer que les plantes formellement identifiées ;
  • Récolter hors des sites pollués (éviter routes et champs cultivés) ;
  • Ne consommer que les parties citées comme comestibles ;
  • Respecter le mode de consommation recommandé (certaines plantes étant toxiques lorsqu’elles ne sont pas cuites) ;
  • Nettoyer soigneusement les plantes consommées crues pour éviter tout risque bactériologique et parasitaire ;
  • Préserver la ressource en ne prélevant que la partie utile ;
  • Privilégier la cueillette des plus jeunes pousses qui sont les plus tendres et savoureuses.

Ces recommandations faites, Frédérique Chiloup Rey a, pour chaque plante comestible rencontrée, mentionné la ou les parties consommables (feuilles, bourgeons, fleurs, racines, fruits ou totalité de la plante), la saveur et l’usage culinaire (crue ou cuite, en soupe, salade, légume, tisane, décoction, assaisonnement, confiture, gelée et préparations diverses), les vertus et intérêts de sa consommation.

Voici quelques exemples de plantes sur lesquelles nous nous sommes arrêtées.

A la découverte des plantes sauvages comestibles

Le lierre terrestre : fleurs et feuilles s’ajoutent crues aux salades et se marient bien avec le fromage de chèvre ou le chocolat. Elles peuvent aussi être consommées cuites en légume ou ajoutées dans les desserts et sauces. Elle est diurétique, tonique, expectorante astringente. Pour éviter tout risque de confusion, froisser les feuilles pour dégager l’odeur mentholée et poivrée.

A la découverte des plantes sauvages comestibles

La berce ou patte d’ours, une ombellifère de grande taille où tout se mange : jeunes tiges, jeunes feuilles, boutons floraux, crus comme cuits, jeunes racines cuites et graines en condiment. Cette plante est digestive, stimulante et hypotensive.

Le plantain lancéolé est entièrement comestible : feuilles et inflorescences ont un goût de champignon. Il est fébrifuge, antibactérien, antitussif et antidiarrhéique.

A la découverte des plantes sauvages comestibles

La mauve contient des mucilages et vitamines A, B1, B2, C en grandes quantités. Jeunes pousses, feuilles, boutons floraux, fleurs développées, fruits et graines, jeunes racines se consomment crus comme cuits. Les fleurs mauves en compresse aident à soigner les orgelets. Elle est émolliente, laxative et expectorante.

Le rumex ou oseille sauvage : ne consommer crues que les jeunes feuilles enroulées, les feuilles âgées même cuites restant amères. Diurétique, le rumex est à éviter en cas de gastrite, rhumatisme ou goutte.

La reine des près : récolter les sommités florales qui apporteront un délicieux parfum d’amande amère et de vanille au lait, desserts glacés, crèmes, beignets. Séchées, elles font merveille dans les tisanes. Cette plante est antirhumastimale et diurétique.

La reine des prés qui contient de l’aspirine a été pour notre guide l’occasion d’évoquer la légende de Sainte Mildrède, une princesse anglaise férue de botanique qui, à Merckeghem, est vénérée pour avoir guéri du paludisme en utilisant les vertus de la reine des près et du saule blanc.

Ortie, pissenlit, sureau noir, coucou, fleur d’églantier, bourrache à la saveur de concombre, gesce au goût de petit pois, tussilage, tanaisie, artémis... sont encore bien d’autres plantes sauvages comestibles rencontrées ce jour.

Mais il en existe bien d’autres, c’est pourquoi Frédérique Chiloup Gey a conseillé une liste de livres spécialisés :

  • Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles de Moutsie et Gérard Ducerf
  • Glaner en Picardie Nord Pas de Calais d’Hubert Lévêque
  • La cuisine sauvage de Annie Jeanne et Bernard Bertrand
  • Cueillir et cuisiner des plantes sauvages de Mireille Sicard.

Merci à Frédérique Chiloup Gey pour cette escapade gourmande clôturée par la dégustation d’un délicieux cake aux herbes sauvages.

Cette sortie a été pour tous l’occasion de prendre conscience que la nature met gratuitement à notre disposition tout un patrimoine généralement méconnu qu’il importe de redécouvrir.

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Published by PJH - dans Conférences
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